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Résumé de: Révision Chirurgicale du Rachis : Guide Exhaustif pour le Patient Québécois Face à la Douleur Persistante
Ce guide exhaustif aborde la révision chirurgicale du rachis, en se concentrant sur le syndrome de chirurgie du dos ratée (FBSS) et ses implications pour les patients québécois. Il explore les causes de la douleur persistante après une chirurgie du dos, les symptômes à surveiller, ainsi que les options de traitement conservatrices et chirurgicales. Les patients sont encouragés à adopter une approche proactive dans leur parcours de soins, en s'informant sur les différentes stratégies thérapeutiques disponibles.
Top 5 Tips to Remember
- Comprendre le syndrome de chirurgie du dos ratée (FBSS) et ses causes multiples.
- Surveiller les symptômes persistants après une chirurgie du rachis.
- Considérer les options de traitement conservatrices avant d'envisager une nouvelle chirurgie.
- Participer activement à son parcours de soins en posant des questions et en recherchant des avis médicaux.
- Explorer les avancées technologiques et les centres d'excellence pour des traitements adaptés.
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Ce podcast s’adresse aux patients québécois confrontés à des douleurs persistantes après une chirurgie du dos, un phénomène connu sous le nom de Syndrome de Chirurgie […]
Révision Chirurgicale du Rachis : Guide Exhaustif pour le Patient Québécois Face à la Douleur Persistante
Introduction : Comprendre la Persistance de la Douleur Après une Chirurgie du Dos
Le Syndrome de Chirurgie du Dos Ratée (FBSS) : Définition et Démystification
There spinal surgery est une intervention majeure qui suscite de grands espoirs de soulagement. Cependant, pour une proportion non négligeable de patients, la douleur persiste ou réapparaît après l’opération. Ce phénomène est connu sous le nom de syndrome de back surgery ratée, ou Failed Back Surgery Syndrome (FBSS) en anglais. Il se définit par la persistance ou la récurrence d’une douleur lombaire, d’une douleur radiculaire (irradiant dans la jambe, comme une sciatica) ou d’une douleur neuropathique après une intervention sur le rachis. Les échecs de chirurgie peuvent également être une source de complications supplémentaires et d’insatisfaction chez les patients.
Il est fondamental de comprendre que ce terme n’implique pas nécessairement une « erreur » ou une faute de la part du chirurgien. Il décrit plutôt une situation complexe où la réponse biologique du corps à l’intervention a été partielle ou insuffisante. Les causes sont multiples et souvent intriquées, allant de la formation de tissu cicatriciel à une instabilité vertébrale non corrigée. Ce syndrome n’est pas un événement rare ; les données scientifiques estiment qu’il touche entre 10 % et 30 % des patients ayant subi une back surgery. Son incidence est telle qu’il est aujourd’hui considéré comme un syndrome à part entière, reflétant à la fois l’importance du problème et les défis liés à sa prise en charge.
There prise en charge des échecs de chirurgie nécessite une évaluation approfondie et une approche individualisée pour chaque patient.
Synonymes de « Révisions chirurgicales »
Synonymes d’« Échecs de chirurgie précédente »
Les Symptômes Qui Doivent Alerter : Reconnaître les Signes d’une Complication ou d’une Récidive
Après une chirurgie du rachis, une période de convalescence et d’inconfort est normale. Cependant, certains symptômes, s’ils persistent ou s’aggravent au-delà de quelques mois, doivent alerter le patient et son équipe médicale. Ces signes peuvent indiquer une complication, une guérison incomplète ou une nouvelle pathologie. Les principaux symptômes à surveiller sont :
Une douleur lombaire chronique, qu’elle soit nouvelle, inchangée ou différente de la douleur préopératoire.
Une douleur radiculaire persistante ou récurrente, de type sciatique ou cruralgie, qui irradie dans une ou les deux jambes.
Des sensations anormales (paresthésies) dans les jambes ou les pieds, telles que des brûlures, des picotements ou des engourdissements.
Une faiblesse musculaire dans les jambes, donnant l’impression qu’elles « lâchent » ou se dérobent à la marche.
Une claudication neurogène, un symptôme très spécifique qui se manifeste par une douleur, des crampes ou un engourdissement dans les jambes survenant à la marche ou en position debout prolongée, et qui est typiquement soulagé par le repos, la position assise ou le fait de se pencher en avant. Ce phénomène est dû à une compression des nerfs dans le bas du dos qui s’accentue lorsque la colonne est en extension (debout) et diminue en flexion (assis).
Des troubles de la marche ou de la posture, avec une difficulté à se tenir droit.
Ces symptômes, lorsqu’ils s’installent dans la durée, ont souvent un retentissement majeur sur la qualité de vie, entraînant des troubles du sommeil, de l’anxiété et parfois un état dépressif lié à la gestion d’une douleur chronique invalidante.
Analyse Approfondie des Causes Complexes et Multifactorielles du FBSS
Comprendre l’origine de la douleur persistante est la clé pour orienter le traitement. Le FBSS est rarement dû à une seule cause, mais plutôt à une combinaison de facteurs mécaniques, biologiques et parfois psychologiques.
La Récidive de Hernie Discale
C’est l’une des causes les plus directes et les plus étudiées. Une nouvelle herniated disc peut se former au même niveau et du même côté que l’opération initiale.
Mécanisme et fréquence : Le disque intervertébral, bien que partiellement retiré, peut rester fragilisé. Des contraintes mécaniques persistantes peuvent provoquer l’expulsion d’un nouveau fragment de disque, qui vient à nouveau comprimer la racine nerveuse. Ce phénomène survient dans 5 % à 18 % des cas, selon les études. La récidive peut être précoce, survenant dans les 30 jours suivant l’opération, ou tardive, parfois des années plus tard.
Facteurs de risque : Certains facteurs augmentent le risque de récidive, notamment le tabagisme, l’obésité et une instabilité mécanique préexistante (grande hauteur discale, faible courbure lombaire) qui augmente la pression sur le disque.
Diagnostic et pertinence : Il est crucial de noter qu’une récidive visible à l’imagerie (IRM) n’est pas systématiquement la cause des douleurs. De nombreuses récidives sont asymptomatiques. Une nouvelle intervention n’est donc justifiée que si les symptômes du patient correspondent parfaitement à la compression observée sur l’IRM.
La Fibrose Cicatricielle Périradiculaire (Adhérences)
La chirurgie, en particulier la dissection des tissus pour atteindre le disque, déclenche un processus de cicatrisation. Parfois, ce processus est excessif et pathologique.
Mécanisme : Le corps produit un tissu cicatriciel fibreux qui peut se développer dans le canal rachidien et autour des racines nerveuses, une zone appelée espace épidural. Ce tissu peut littéralement « engluer » ou « tether » la racine nerveuse, limitant sa mobilité naturelle et provoquant une irritation ou une compression lors des mouvements. Cette fibrose est une cause très fréquente de douleur persistante, représentant environ un tiers des complications postopératoires.
Conséquences : Bien que souvent asymptomatique, une fibrose abondante peut devenir douloureuse. De plus, sa présence rend une éventuelle chirurgie de révision beaucoup plus complexe et risquée, car le chirurgien doit disséquer les nerfs de ce tissu cicatriciel dense, ce qui augmente le risque de léser les nerfs ou l’enveloppe qui les protège (la dure-mère).
L’Instabilité Rachidienne et le Syndrome du Segment Adjacent (ASD)
Chaque intervention modifie la biomécanique de la colonne vertébrale, ce qui peut créer une cascade de problèmes.
Instabilité iatrogène : Des procédures comme la laminectomy (retrait d’une partie de l’os vertébral) ou une discectomie agressive peuvent affaiblir les structures qui stabilisent la colonne, menant à un mouvement excessif et anormal entre deux vertèbres. Cette micro-instabilité est une source de douleur mécanique.
Pseudarthrose : Dans le cas d’une chirurgie de fusion (arthrodèse), la pseudarthrose est l’échec de la consolidation osseuse. Les vertèbres que l’on cherchait à souder restent mobiles, ce qui peut entraîner le desserrement ou la rupture du matériel chirurgical (vis, tiges) et provoquer une douleur intense.
Syndrome du Segment Adjacent (ASD) : C’est une conséquence à long terme bien connue de l’arthrodèse. En bloquant définitivement le mouvement d’un segment vertébral, les contraintes mécaniques (flexion, torsion) sont reportées sur les vertèbres situées juste au-dessus et en-dessous de la zone fusionnée. Cette surcharge de travail accélère leur usure et leur dégénérescence. À terme, cela peut provoquer l’apparition d’une nouvelle hernie discale, d’une sténose ou d’une instabilité à ces niveaux adjacents, créant un nouveau problème qui peut nécessiter une nouvelle chirurgie.
La Douleur Neuropathique Post-Chirurgicale
Parfois, la douleur ne provient plus d’une compression mécanique, mais du nerf lui-même qui a été endommagé.
Mécanisme : L’acte chirurgical, même réalisé avec la plus grande précaution, peut causer un traumatisme direct au nerf (étirement, écrasement, section partielle). Ce traumatisme peut altérer le fonctionnement du nerf, qui se met alors à générer et à transmettre des signaux de douleur au cerveau de manière spontanée et anarchique, même en l’absence de toute compression. On estime qu’environ un tiers des lésions nerveuses péri-opératoires conduisent au développement de douleurs neuropathiques chroniques.
Symptômes caractéristiques : Cette douleur est souvent décrite différemment d’une douleur mécanique. Les patients parlent de sensations de brûlure, de décharges électriques, de froid douloureux ou d’une hypersensibilité extrême au simple contact (allodynie), où un léger effleurement de la peau devient douloureux.
Implications thérapeutiques : La distinction entre une douleur mécanique (due à une compression) et une douleur neuropathique (due à une lésion du nerf) est absolument cruciale. Si la douleur est purement neuropathique, une nouvelle chirurgie visant à « décomprimer » davantage sera non seulement inefficace, mais potentiellement délétère. Le traitement relève alors de la médecine de la douleur (médicaments spécifiques, neurostimulation) et non de la chirurgie. C’est pourquoi une évaluation par une équipe multidisciplinaire est indispensable pour ne pas opérer un patient pour les mauvaises raisons.
Autres Facteurs Contributifs
D’autres éléments peuvent jouer un rôle dans l’échec d’une première chirurgie, notamment un diagnostic préopératoire incorrect ou incomplet, une décompression chirurgicale insuffisante, ou des facteurs psychosociaux. Un état d’anxiété ou de dépression préexistant, ou un contexte de vie difficile, peut amplifier la perception de la douleur et favoriser son passage à la chronicité.
Partie 1 : L’Évaluation Multidisciplinaire : Une Étape Cruciale Avant Toute Décision
Face à la persistance des douleurs, la tentation peut être grande de vouloir une nouvelle opération rapidement. Cependant, la précipitation est la pire ennemie du succès. Une réintervention ne peut être envisagée qu’après un bilan d’investigation extrêmement rigoureux et une discussion approfondie au sein d’une équipe de spécialistes. L’objectif est de s’assurer que l’on opère pour la bonne raison, avec des chances de succès réalistes.
Le Bilan d’Investigation Rigoureux : Ne Pas Répéter les Erreurs du Passé
Refaire le point de manière exhaustive est la première étape. Ce bilan doit être plus poussé que celui de la première intervention.
Imagerie de Pointe :
L’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) est l’examen de choix pour analyser les tissus mous. Elle permet de visualiser les disques, les racines nerveuses et le tissu cicatriciel. Une IRM avec injection de produit de contraste (gadolinium) est souvent indispensable. En effet, une récidive de hernie discale ne prend généralement pas le contraste, alors que le tissu de fibrose cicatriciel, étant vascularisé, se rehausse après l’injection. Cet examen est donc essentiel pour différencier ces deux causes fréquentes de douleur.
Le Scanner (Tomodensitométrie ou TDM), souvent avec reconstruction 3D, est complémentaire à l’IRM. Il offre une analyse très précise des structures osseuses, de l’état des implants (position des vis, intégrité d’une cage de fusion) et est particulièrement utile pour rechercher une pseudarthrose (absence de consolidation osseuse après une fusion).
Les radiographies dynamiques (clichés en position de flexion et d’extension maximales) peuvent être demandées pour mettre en évidence une instabilité, c’est-à-dire un mouvement anormal entre les vertèbres qui ne serait pas visible sur des images statiques.
Évaluation Neurophysiologique :
L’électromyogramme (EMG) and l’électroneuromyogramme (ENMG) sont des examens fonctionnels qui étudient la conduction électrique le long des nerfs et l’activité électrique des muscles. Leur rôle est capital : ils permettent de confirmer si une racine nerveuse souffre de manière active et de localiser précisément le niveau de l’atteinte. Un EMG positif qui correspond aux symptômes et aux images de l’IRM renforce considérablement l’indication d’une chirurgie de décompression. À l’inverse, un EMG normal malgré des douleurs peut orienter vers une autre cause (douleur référée, non neurologique) et inciter à la prudence avant de réopérer.
La Concertation Multidisciplinaire : L’Intelligence Collective au Service du Patient
La décision d’une chirurgie de révision est complexe et ne devrait jamais reposer sur l’avis d’un seul praticien. Dans les centres hospitaliers et les cliniques spécialisées, les cas de FBSS sont systématiquement discutés lors de réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP). Ces réunions rassemblent :
Des chirurgiens du rachis (neurochirurgiens et/ou orthopédistes)
Des médecins de la douleur (anesthésistes-algologues ou physiatres)
Des radiologues spécialisés en imagerie ostéo-articulaire
Parfois des physiothérapeutes, des ergothérapeutes et des psychologues.
Cette approche collégiale, de plus en plus privilégiée au Québec dans les cliniques de la colonne et les centres de la douleur, permet de croiser tous les regards et toutes les expertises. On analyse non seulement les images et les tests, mais aussi le parcours global du patient, son état psychologique, ses attentes et sa motivation. Cette vision à 360 degrés est la meilleure garantie pour proposer la stratégie thérapeutique la plus adaptée et la plus sûre.
Il est important de comprendre que cette évaluation globale n’est pas une simple « chasse à la lésion » à opérer. Elle vise aussi à déterminer l’adéquation entre le profil du patient et une éventuelle chirurgie lourde. Des études montrent qu’un état psychologique fragile (dépression, anxiété majeure) ou une faible motivation pour s’engager dans la longue rééducation postopératoire sont des facteurs de mauvais pronostic, même si l’opération est techniquement parfaite. Identifier ces freins en amont permet de proposer une prise en charge psychologique ou un programme de réadaptation préopératoire pour mettre toutes les chances du côté du patient. Il ne s’agit pas d’un jugement, mais d’une stratégie pour optimiser les résultats.
Les Critères Stricts de la Réintervention Chirurgicale : Opérer pour la Bonne Raison
Au terme de ce bilan complet, la décision finale repose sur un principe fondamental, une véritable règle d’or en chirurgie de révision du rachis : il doit exister une corrélation claire, concordante et indiscutable entre les symptômes cliniques du patient, les signes de l’examen neurologique et une lésion mécanique compressive, visible et chirurgicalement traitable sur l’imagerie.
En d’autres termes, on n’opère pas une image, ni une plainte, mais un patient dont l’ensemble du tableau clinique pointe vers une cause mécanique précise.
L’indication chirurgicale est considérée comme formelle et justifiée si l’on trouve :
Une récidive de hernie discale volumineuse qui comprime une racine nerveuse et explique la douleur radiculaire du patient.
Une sténose (rétrécissement du canal) résiduelle ou nouvellement formée, qui correspond aux symptômes de claudication neurogène.
Une instabilité vertébrale avérée et symptomatique (ex: pseudarthrose douloureuse, spondylolisthésis qui s’aggrave).
Un problème lié au matériel chirurgical (vis mal positionnée, cage qui a migré).
L’indication chirurgicale est généralement récusée et le traitement doit rester médical si :
Les douleurs sont diffuses, sans systématisation neurologique claire.
L’imagerie ne montre qu’une fibrose cicatricielle sans compression nerveuse évidente.
La plainte principale est une lombalgie mécanique non spécifique, sans conflit discal ou osseux franc.
La conclusion des experts est sans appel : « une réintervention ne peut être motivée que par un conflit intra-canalaire discal ou osseux évident. Dans tous les autres cas […] le traitement est médical et associe antalgiques, infiltrations et rééducation ».
Partie 2 : L’Arsenal Thérapeutique Conservateur au Québec : Épuiser les Options Avant le Bistouri
Avant de se tourner vers une nouvelle chirurgie, une démarche structurée et multimodale de traitements conservateurs doit être entreprise et optimisée. Le système de santé québécois, en accord avec les recommandations internationales, met l’accent sur cette approche progressive. L’objectif est de soulager la douleur, d’améliorer la fonction et, dans de nombreux cas, d’éviter une réintervention aux risques accrus.
La Gestion de la Douleur en Milieu Spécialisé : Les Cliniques de la Douleur
Lorsque la douleur devient chronique et complexe, le doctor de famille oriente généralement le patient vers une clinique de la douleur, aussi appelée centre d’expertise en gestion de la douleur chronique. Ces centres, souvent situés en milieu hospitalier universitaire (CHUM, CHU de Québec, CUSM, etc.) ou dans certains CISSS (ex: Lanaudière), proposent une prise en charge par une équipe interdisciplinaire.
L’approche y est « biopsychosociale », c’est-à-dire qu’elle prend en compte non seulement les aspects physiques de la douleur, mais aussi ses répercussions psychologiques (anxiété, dépression) et sociales (isolement, arrêt de travail). Les services peuvent inclure :
Une évaluation complète par différents spécialistes (anesthésiste, physiatre, neurologue, rhumatologue).
L’optimisation des traitements médicamenteux : ajustement des antalgiques, introduction de médicaments spécifiques pour les douleurs neuropathiques (comme les anticonvulsivants ou certains antidépresseurs), et gestion des relaxants musculaires.
Des interventions techniques comme les infiltrations ou la neurostimulation.
Des programmes de groupe pour l’autogestion de la douleur, l’éducation thérapeutique et la réactivation physique.
Les Infiltrations : Casser le Cercle Vicieux Inflammation-Douleur
Les infiltrations de corticoïdes sont fréquemment utilisées pour calmer une inflammation locale intense, souvent présente autour d’une racine nerveuse irritée ou d’une articulation facettaire arthrosique.
L’infiltration épidurale (ou péridurale) consiste à injecter un anti-inflammatoire puissant (cortisone) directement dans l’espace épidural, au plus près de la zone de conflit. Le but n’est pas de guérir la cause mécanique, mais de réduire l’inflammation et l’œdème, ce qui diminue la pressure on le nerf et soulage la douleur. Ce soulagement, même temporaire, crée une « fenêtre thérapeutique » qui permet au patient de s’engager plus efficacement dans un programme de rééducation.
L’infiltration facettaire cible spécifiquement les petites articulations postérieures des vertèbres, qui peuvent être une source de lombalgies.
Au Québec, ces interventions sont encadrées. On recommande généralement d’attendre au moins 3 mois entre deux injections au même site. Pour être jugée efficace, une infiltration doit procurer une diminution de la douleur d’au moins 30 % à 50 % pendant une durée minimale d’un mois. Il est essentiel de comprendre que l’infiltration seule est rarement une solution durable ; son succès dépend de sa combinaison avec d’autres approches, notamment la physiothérapie.
La Réadaptation Fonctionnelle : Le Pilier de la Récupération Durable
La réadaptation active est la pierre angulaire de la prise en charge conservatrice. Elle vise à restaurer la fonction, à améliorer la force et la souplesse, et à redonner au patient confiance en son corps.
La physiothérapie et la kinésithérapie sont essentielles. Le thérapeute, après une évaluation détaillée, élabore un programme d’exercices personnalisé qui inclut typiquement du renforcement des muscles stabilisateurs profonds du tronc (le « core »), du travail sur la posture, des étirements et des mobilisations douces. L’objectif est de créer un « corset musculaire » naturel pour protéger la colonne.
L’ostéopathie est une approche manuelle qui vise à identifier et à traiter les restrictions de mobilité des différentes structures du corps (articulations, muscles, fascias) pour rétablir un équilibre global et améliorer la fonction.
La massothérapie, lorsqu’elle est pratiquée par un thérapeute agréé, peut être très bénéfique. La Fédération québécoise des massothérapeutes souligne que, combinée à des exercices, elle est efficace pour contrôler la douleur lombaire en relâchant les tensions musculaires et en améliorant la circulation locale.
La Décompression Neurovertébrale : Une Alternative Non-Invasive
Cette technologie, offerte dans plusieurs cliniques privées au Québec (ex: Clinique TAGMED, Institut de Neurovertebral Decompression), représente une option intéressante entre les thérapies manuelles et les interventions plus invasives.
Mécanisme : Le patient est allongé sur une table de décompression contrôlée par ordinateur. L’appareil applique une force de traction très précise, douce et intermittente sur la colonne vertébrale. Cette traction contrôlée permet d’éviter le réflexe de contraction musculaire et de créer une pression négative à l’intérieur du disque. Cette « dépressurisation » peut favoriser la rétraction d’un bombement ou d’une hernie discale, et améliorer l’hydratation et la nutrition du disque, soulageant ainsi la pression sur les nerfs.
Indications et efficacité : Elle est principalement indiquée pour les douleurs liées à une hernie ou un bombement discal, une dégénérescence discale ou un syndrome facettaire . Les cliniques qui la proposent citent des études cliniques rapportant des taux d’amélioration « très significatifs » allant de 71 % à 86 % des patients traités. Des témoignages de patients font état de réductions de la douleur de 80 % à 90 %.
Approche et discernement : Il s’agit d’une option prometteuse qui peut, pour des patients bien sélectionnés, permettre d’éviter une chirurgie. Cependant, le patient doit faire preuve de discernement. Le succès de la décompression neurovertébrale repose sur un protocole complet qui inclut une série de séances (souvent 2 à 3 par semaine sur plusieurs semaines) et, de manière indissociable, un programme de réadaptation posturale et de renforcement pour consolider les gains obtenus. Il est conseillé de s’assurer que la clinique utilise une technologie certifiée et intègre cette approche globale.
Le Soutien Psychologique : Gérer l’Impact de la Douleur Chronique
Vivre avec une douleur chronique est une épreuve qui affecte profondément le moral. L’anxiété, la frustration, le sentiment d’impuissance, la dépression et la peur du mouvement (kinésiophobie) sont des compagnons fréquents et délétères de la douleur persistante. Ignorer cet aspect psychologique, c’est se priver d’un levier thérapeutique majeur.
Approches efficaces : Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) et les thérapies d’acceptation et d’engagement (ACT) ont prouvé leur efficacité. Elles n’agissent pas directement sur la source de la douleur, mais sur la manière dont le patient la perçoit, la gère et y réagit. Elles fournissent des outils pour moduler l’attention portée à la douleur, gérer le stress, modifier les croyances négatives et reprendre progressivement des activités qui ont du sens, améliorant ainsi considérablement la qualité de vie.
Ressources au Québec : De nombreuses ressources existent. Des psychologues spécialisés en douleur chronique peuvent être consultés en privé (ex: RéseauPsy). Des programmes publics d’adaptation à la douleur, comme celui du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, offrent une prise en charge intensive par une équipe incluant des psychologues. Enfin, des organismes comme l’Association québécoise de la douleur chronique (AQDC) jouent un rôle fondamental en offrant de l’information, des groupes d’entraide et une ligne d’écoute téléphonique (1-855-DOULEUR), brisant ainsi l’isolement des patients.
L’écosystème de soins conservateurs au Québec est donc riche et varié. Cependant, il peut apparaître fragmenté, avec des portes d’entrée différentes pour chaque service (référence médicale pour la clinique de la douleur, accès direct en clinique privée pour l’ostéopathie ou la décompression). Les voies de traitement peuvent être complexes et difficiles à suivre. Dans ce contexte, le patient doit devenir proactif, le véritable « chef de projet » de sa propre santé. Ce guide vise à lui fournir la carte et la boussole pour naviguer ce système, poser les bonnes questions et coordonner ses soins de manière éclairée.
Partie 3 : Les Options Chirurgicales de Révision : Un Tour d’Horizon des Techniques Modernes
Lorsque les conservative treatments ont été menés à leur terme sans succès et qu’une indication chirurgicale formelle est posée, plusieurs options peuvent être envisagées. Le choix de la technique est crucial et dépend de la pathologie à traiter, de l’âge du patient, de son niveau d’activité et des objectifs visés, notamment en ce qui concerne la préservation de la mobilité. Le débat entre les techniques de fusion, qui visent à immobiliser le segment, et les techniques de préservation du mouvement, est au cœur de la spinal surgery moderne.
La Fusion Vertébrale (Arthrodèse) : La Technique de Référence en Question
L’arthrodèse est la technique chirurgicale historique et reste une option très répandue pour traiter les problèmes de dos persistants.
Principe : L’objectif est de « souder » définitivement deux ou plusieurs vertèbres ensemble à l’aide de vis, de tiges et d’une greffe osseuse, afin d’éliminer complètement le mouvement au niveau du segment pathologique.
Indications : Elle est principalement indiquée en cas d’instabilité vertébrale majeure (spondylolisthésis, après une large décompression), de discopathies dégénératives très avancées ou d’échec des autres options chirurgicales.
Limites et Risques : Bien qu’efficace pour stopper la douleur liée à l’instabilité, l’arthrodèse a des inconvénients majeurs. Le premier est la rigidité définitive du segment opéré. Le second, et le plus préoccupant à long terme, est le syndrome du segment adjacent (ASD). En bloquant un niveau, les contraintes sont reportées sur les disques et articulations voisins, ce qui accélère leur usure et peut mener à une nouvelle pathologie (hernie, sténose) à ces niveaux, nécessitant potentiellement une extension de la fusion des années plus tard. Enfin, il existe un risque de pseudarthrose, c’est-à-dire l’échec de la greffe osseuse à prendre, ce qui laisse le segment mobile et douloureux.
Les Technologies de Préservation du Mouvement : Une Alternative à la Rigidité
Face aux limites de la fusion, de nouvelles technologies ont été développées pour stabiliser la colonne tout en préservant une partie ou la totalité du mouvement naturel. Cette philosophie vise à réduire le stress sur les segments adjacents et à permettre une fonction plus physiologique.
Le Système TOPS™ (Total Posterior Spine System)
Cet implant représente une avancée significative dans la stabilisation dynamique.
Description : Le TOPS™ est un dispositif mécanique implanté à l’arrière de la colonne, après une chirurgie de décompression. Il est composé d’une pièce centrale mobile fixée aux vertèbres par des vis pédiculaires. Il contrôle et guide le mouvement, permettant une flexion, une extension, une inclinaison latérale et une rotation contrôlées, tout en empêchant un glissement excessif.
Indications : Il est spécifiquement indiqué pour traiter la sténose lombaire associée à un spondylolisthésis dégénératif de grade I, chez des patients âgés de 35 à 80 ans. C’est une alternative directe à la fusion pour cette pathologie.
Résultats cliniques : Les résultats de l’étude clinique rigoureuse menée pour son approbation par la FDA américaine sont particulièrement probants. Comparé à la fusion, le TOPS™ a démontré une supériorité clinique. À deux ans, le taux de succès global était de 77 % pour le groupe TOPS™ contre seulement 24 % pour le groupe fusion. Les patients TOPS™ avaient de meilleurs résultats fonctionnels (score ODI), moins de réopérations (5,9 % contre 8,8 %) et, par définition, une préservation du mouvement au niveau opéré. Sur la base de ces données, l’implant a obtenu l’approbation de la FDA avec la rare mention de « supériorité sur la fusion ».
L’Implant IntraSPINE®
Il s’agit d’un autre type d’implant dynamique, agissant comme un « amortisseur » inter-laminaire.
Description : L’IntraSPINE® est un dispositif en silicone de qualité médicale recouvert de polyester, qui est inséré entre les lames de deux vertèbres adjacentes (et non entre les apophyses épineuses comme d’autres écarteurs). Ce positionnement plus proche du centre de rotation de la vertèbre lui permet de décharger le disc et les articulations facettaires tout en autorisant un mouvement de bascule plus physiologique.
Indications : Ses indications incluent la dégénérescence discale débutante, la sténose « molle » ou dynamique, et il est souvent utilisé en complément d’une chirurgie pour hernie discale récidivante afin de prévenir l’affaissement de l’espace discal et de stabiliser le segment sans le fusionner.
Résultats cliniques : Les études montrent que cet implant permet une réduction significative de la douleur et de l’incapacité, tout en préservant une mobilité segmentaire. En absorbant une partie des contraintes, il pourrait limiter le risque de dégénérescence des niveaux adjacents, un avantage clé par rapport à la fusion .
La Prothèse Discale Lombaire (Arthroplastie)
Cette technique est la plus ambitieuse en termes de préservation du mouvement, car elle vise à remplacer entièrement la fonction du disque.
Description : L’arthroplastie consiste à retirer la totalité du disque malade et à le remplacer par une articulation artificielle, généralement composée de deux plateaux métalliques et d’un noyau mobile en polyéthylène, qui reproduit les mouvements du disque sain.
Indications : Les indications sont très strictes et concernent une minorité de patients. Il s’agit typiquement de patients jeunes (moins de 50-55 ans), souffrant d’une discopathie dégénérative sur un ou deux niveaux maximum, avec pour symptôme principal une douleur discogénique (lombalgie) et non une sciatique prédominante. Les articulations facettaires postérieures doivent être saines et il ne doit pas y avoir d’instabilité significative.
Résultats cliniques : Chez les bons candidats, les résultats à long terme (plus de 10 ans) sont excellents. Une étude majeure sur plus de 1100 patients a montré une réduction spectaculaire et durable de la douleur et de l’incapacité, avec des taux de révision de la prothèse et de chirurgie au niveau adjacent très faibles (respectivement 0,67 % et 1,85 %). L’arthroplastie permet également un meilleur taux de retour au travail que la fusion.
La Chirurgie Mini-Invasive : Réduire le Traumatisme, Accélérer la Récupération
Parallèlement au développement des implants, les techniques d’abord chirurgical ont également évolué pour minimiser les dommages aux tissus sains.
La Chirurgie Endoscopique du Rachis
Cette technique révolutionne le traitement de la hernie discale et de certaines sténoses.
Principe : Le chirurgien n’effectue pas une large ouverture, mais une incision de quelques millimètres par laquelle il introduit un endoscope (une fine caméra à haute définition) et des instruments miniaturisés. Il opère en regardant un écran, avec une vision magnifiée et parfaitement éclairée de la zone de travail.
Benefits : Le principal avantage est de pouvoir atteindre la cible (hernie, canal étroit) sans couper ou décoller les muscles du dos. Il en résulte un traumatisme chirurgical quasi nul, des douleurs post-opératoires très faibles, une durée d’hospitalisation extrêmement courte (souvent moins de 24-48 heures) et une reprise très rapide des activités quotidiennes et professionnelles.
Expertise française : Le Centre de Chirurgie Endoscopique du Rachis à Bordeaux, fondé par le Dr Jean Destandau, est une référence mondiale dans ce domaine. Sur une série publiée de plus de 7000 patients opérés pour une hernie discale lombaire, le centre rapporte un taux de satisfaction de 95 %, avec des taux de complications très bas (infection profonde : 0,2 % ; lésion nerveuse : 0,2 % ; récidive nécessitant une réopération : 5,2 %).
Les Abords Antérieurs et Latéraux (ALIF/LLIF)
Ces techniques de fusion (arthrodèse) sont également considérées comme mini-invasives car elles épargnent les muscles du dos. Le chirurgien accède à la colonne vertébrale par l’abdomen (ALIF – Anterior Lumbar Interbody Fusion) ou par le flanc (LLIF – Lateral Lumbar Interbody Fusion). Elles sont souvent utilisées pour des fusions multi-niveaux ou lorsqu’une restauration importante de la hauteur du disque est nécessaire.
Partie 4 : Le Parcours de Soins Transatlantique : L’Option des Centres d’Excellence en France
Pour les patients québécois confrontés à des délais importants dans le système public ou à la recherche de technologies spécifiques non encore largement disponibles au Canada, se faire opérer en France est devenu une option concrète. Des centres de renommée internationale y offrent un accès à des soins de pointe dans des délais souvent très compétitifs.
Pourquoi Envisager la France? Accès, Expertise et Technologie
Les principales motivations pour un patient québécois d’entreprendre ce parcours sont :
L’accès à des technologies de pointe : Certains implants dynamiques (comme le TOPS™ ou l’IntraSPINE®) ou des techniques comme la chirurgie endoscopique sont pratiqués de manière routinière dans des centres français experts, alors qu’ils peuvent être moins accessibles au Québec.
Des délais de prise en charge réduits : Les temps d’attente pour une consultation spécialisée et une date opératoire peuvent être significativement plus courts qu’au Québec.
Une expertise reconnue : La France compte de nombreux centres d’excellence en spinal surgery, dont la réputation dépasse largement ses frontières.
Des coûts potentiellement avantageux : Bien que représentant un investissement important, les coûts d’une intervention dans le système privé français sont souvent inférieurs à ceux pratiqués dans le secteur privé aux États-Unis.
Présentation des Centres de Référence Français
Plusieurs établissements français ont développé une expertise dans l’accueil de patients internationaux, y compris québécois.
Bordeaux : Le CHU de Bordeaux est un pôle majeur, réalisant près de 1600 surgeries de la colonne par an et disposant d’une expertise dans les cas complexes et les techniques mini-invasives . Au sein de cet écosystème, le Centre de Chirurgie Endoscopique du Rachis, situé à la Clinique du Sport de Mérignac, est une référence mondiale pour le traitement des hernies discales et des canaux étroits par endoscopie, avec des milliers de patients traités avec succès.
Toulouse : Le Center Toulousain du Rachis, animé par les docteurs Charosky et Coudert, se positionne comme un centre de référence pour l’ensemble des pathologies vertébrales, offrant un suivi personnalisé et une expertise dans les chirurgies complexes et de reprise.
Le Mans : La Clinique du Pré abrite un pôle rachis dynamique, avec trois neurochirurgiens (Drs Rakover, Cozma, Vidal) qui prennent en charge un large spectre de pathologies, de la hernie discale à la disc prosthesis en passant par la scoliose.
La Logistique du Voyage Médical : De la Consultation à la Convalescence
Organiser un tel projet peut sembler complexe, mais des structures se sont spécialisées pour faciliter ce parcours.
Coordination du parcours : Des organismes basés à Montréal, comme NeuroThérapie Montréal, collaborent avec ces centres français pour proposer un service « clé en main. Ils assurent la transmission sécurisée du dossier médical, l’organisation de téléconsultations avec le chirurgien français, la planification de l’intervention, et l’organisation logistique du voyage (vols, hébergement, transferts).
Aspects Financiers et Assurances : C’est le point le plus critique du projet. Il est essentiel de comprendre que cette option représente un investissement financier significatif qui repose quasi entièrement sur le patient.
Remboursement par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) : La RAMQ rembourse une partie des frais, mais cette couverture est très limitée et largement insuffisante. Les remboursements sont plafonnés à des montants forfaitaires (ex: 100 $ CA par jour d’hospitalisation) et les honoraires des médecins sont remboursés sur la base des tarifs en vigueur au Québec, qui sont bien inférieurs aux tarifs pratiqués à l’étranger. Concrètement, pour une chirurgie coûtant 25 000 $, le remboursement de la RAMQ pourrait n’être que de quelques centaines de dollars, laissant plus de 95 % des frais à la charge du patient.
Assurance privée : La souscription d’une assurance voyage privée est absolument indispensable. Cependant, le patient doit être extrêmement vigilant. La plupart des assurances voyage de base couvrent les urgences médicales imprévues, mais excluent les traitements planifiés ou le « tourisme médical ». Il est impératif de contacter son assureur, d’expliquer clairement le projet et d’obtenir une confirmation écrite de la couverture pour la chirurgie elle-même, mais aussi et surtout pour d’éventuelles complications post-opératoires, qui pourraient entraîner des coûts astronomiques. Cette démarche crée une potentielle iniquité d’accès aux soins, où la possibilité de bénéficier de ces technologies de pointe est davantage dictée par la capacité financière du patient que par son besoin médical.
Le Suivi Post-Opératoire : Assurer la Continuité des Soins
Le retour au Québec doit être bien préparé. Les équipes françaises organisent généralement des consultations de suivi à distance (téléconsultations) et fournissent un dossier médical complet (compte-rendu opératoire, imagerie) à transmettre au médecin traitant au Québec pour assurer la continuité des soins. Le patient devra ensuite organiser sa rééducation (physiothérapie, etc.) localement, en se basant sur les recommandations du chirurgien français.
Partie 5 : Guide Pratique et Ressources pour le Patient
Cette section vise à fournir des outils concrets et des informations pratiques pour aider le patient à devenir un acteur éclairé et autonome dans son parcours de soins.
Points de Vigilance : Devenir un Patient Averti
Naviguer dans le système de santé avec une condition aussi complexe que le FBSS exige de la part du patient une attitude proactive. Voici quelques points de vigilance essentiels :
Exigez un diagnostic complet : Avant d’accepter ou de refuser une nouvelle chirurgie, assurez-vous que le bilan d’investigation (IRM, TDM, EMG) a été refait et est récent. N’hésitez jamais à demander un deuxième avis médical, surtout si l’indication chirurgicale semble floue ou si les options proposées ne vous semblent pas claires.
Choisissez un centre expert : Pour une chirurgie de révision, l’expérience du chirurgien et de l’équipe est primordiale. Privilégiez les centres qui ont un volume d’activité élevé en spinal surgery et qui maîtrisent plusieurs techniques. Cela garantit que l’option proposée est la plus adaptée à votre cas, et non simplement celle que le chirurgien pratique le plus.
Engagez-vous pleinement dans la rééducation : La meilleure chirurgie du monde ne donnera pas de bons résultats sans un investissement personnel et soutenu dans la rééducation postoperative. Le respect des consignes du physiothérapeute et la pratique régulière des exercices sont des facteurs clés de succès à long terme.
Gérez vos attentes : L’objectif d’une chirurgie de révision est une amélioration significative de la douleur et de la fonction, permettant une meilleure qualité de vie. Un retour à un état « comme avant », sans aucune douleur ni limitation, n’est pas toujours réaliste. Discuter ouvertement des objectifs et des attentes avec l’équipe soignante est crucial pour éviter les déceptions.
Foire Aux Questions (FAQ) Détaillée
Q : Qu’est-ce qu’un « échec chirurgical » du dos?
R : C’est la persistance ou la réapparition de la douleur après une opération. Ce n’est généralement pas une « erreur » mais une réponse complexe du corps. Les causes peuvent être une nouvelle hernie, du tissu cicatriciel (fibrose) ou une instabilité. Entre 10 % et 30 % des patients sont concernés.
Q : Quand une nouvelle opération est-elle justifiée?
R : Uniquement s’il y a une corrélation parfaite entre vos symptômes et une compression nerveuse claire et traitable sur l’imagerie (ex: hernie récidivante, sténose). Si la douleur est la seule plainte sans cause mécanique évidente, le traitement reste médical (médicaments, infiltrations, rééducation).
Q : Quels sont les risques d’une deuxième chirurgie par rapport à la première?
R : Les risques généraux (infection, hématome, lésion nerveuse) sont similaires mais souvent plus élevés. La présence de tissu cicatriciel (fibrose) de la première intervention rend la dissection des nerfs plus difficile et délicate. Si une nouvelle fusion est réalisée, le risque de voir les vertèbres voisines se dégrader (syndrome du segment adjacent) augmente.
Q : La neurovertebral decompression est-elle une option sûre?
R : Oui, car c’est une procédure non chirurgicale et non invasive. Les contre-indications sont rares (fracture instable, tumeur). Des courbatures peuvent survenir après les séances. Pour les bons candidats, elle peut être une excellente alternative pour éviter une chirurgie plus lourde.
Q : Quelle est la différence entre une récidive de hernie et de la fibrose à l’IRM?
R : Un radiologue expérimenté peut souvent les distinguer sur une IRM réalisée avec injection de produit de contraste (gadolinium). La fibrose est un tissu vascularisé qui va se « rehausser » (devenir blanc) après l’injection, alors qu’un fragment de disque herniaire, non vascularisé, ne se rehausse généralement pas.
Q : Un implant dynamique comme le TOPS™ ou une disc prosthesis peuvent-ils s’user?
R : Comme toute articulation mécanique, ces implants sont sujets à l’usure sur le très long terme. Cependant, les matériaux modernes sont conçus pour être extrêmement durables. Les études cliniques à long terme sur les prothèses discales montrent des taux de révision pour usure très faibles, même après plus de 10-15 ans. Le risque d’usure est souvent jugé inférieur au risque de dégradation des segments adjacents causé par une fusion.
Glossaire des Termes Clés
Arthrodèse (ou fusion vertébrale) : Opération qui consiste à souder définitivement deux ou plusieurs vertèbres pour les immobiliser.
Neurogenic claudication : Douleur, crampes ou faiblesse dans les jambes survenant à la marche, causées par une compression des nerfs dans le canal lombaire (sténose) et soulagées par la position assise ou penchée en avant.
Discectomie : Ablation chirurgicale d’une partie ou de la totalité d’une hernie discale.
Fibrose périradiculaire : Tissu cicatriciel qui se forme autour des racines nerveuses après une chirurgie et qui peut être une source de douleur .
Implant dynamique : Dispositif (ex: TOPS™, IntraSPINE®) qui stabilise la colonne après une décompression tout en préservant une partie du mouvement naturel.
Instabilité rachidienne : Mouvement anormal et excessif entre deux vertèbres, source de douleur mécanique.
Laminectomie : Ablation d’une partie de l’os de la vertèbre (la lame) pour agrandir le canal rachidien et décomprimer les nerfs.
Prothèse discale (ou arthroplastie) : Articulation artificielle qui remplace un disque intervertébral usé pour maintenir la mobilité.
Pseudarthrose : Absence de consolidation osseuse après une tentative d’arthrodèse.
Spinal stenosis lumbar : Rétrécissement du canal rachidien dans le bas du dos, qui comprime les nerfs.
Syndrome du Segment Adjacent (ASD) : Dégénérescence accélérée des vertèbres situées au-dessus ou en dessous d’une zone de fusion.
Annuaire des Ressources au Québec
Associations de Soutien et d’Information
Association québécoise de la douleur chronique (AQDC)
Mission : Améliorer la condition et briser l’isolement des personnes vivant avec la douleur chronique.
Services : Ligne d’écoute et de soutien (1-855-DOULEUR ou 1-855-368-5387), groupes d’entraide gratuits, conférences, information.
Coordonnées : 7665, boulevard Lacordaire, Montréal (Québec) H1S 2A7 | Site web : douleurquebec.ca.
Gérer ma douleur (gerermadouleur.ca)
Un répertoire de ressources en ligne (vidéos, fiches d’exercices, guides) pour les patients, proposé par des professionnels de la santé du Québec.
Fédération québécoise des massothérapeutes agréés (FQM)
Fournit de l’information sur les bienfaits de la massothérapie pour les lombalgies et un répertoire de thérapeutes certifiés.
Cliniques de la Douleur et Centres de Réadaptation (Accès sur référence médicale)
Région de Montréal :
CHUM : Clinique de la douleur de l’hôpital Hôtel-Dieu.
CUSM (McGill) : Unité de gestion de la douleur du centre Alan Edwards (Hôpital Général de Montréal).
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal : Centre de gestion de la douleur de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.
CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal : Clinique d’adaptation à la douleur chronique (Centre de réadaptation Lucie-Bruneau).
Région de Québec :
CHU de Québec : Centre de traitement de la douleur chronique (situé au CHUL) et services de neurochirurgie spinale à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus.
Région de Sherbrooke :
CHUS : Clinique multidisciplinaire de douleur de l’Hôpital Fleurimont.
Région de Lanaudière :
CISSS de Lanaudière : Clinique de la gestion de la douleur (Hôpital Pierre-Le Gardeur).
Cliniques Privées Offrant des Services Spécifiques
NeuroThérapie Montréal : Spécialisée dans l’évaluation et le traitement des troubles neurologiques, et dans la coordination de parcours de soins pour des chirurgies en France.
Clinique TAGMED (Montréal et Terrebonne) : Spécialisée en décompression neurovertébrale, osteopathy et autres thérapies non-invasives.
Centre de Correction Vertébrale (Québec, Lévis, Portneuf) : Offre des services de physiothérapie, décompression discale, kinésiologie et massokinésithérapie.
Soutien Psychologique
RéseauPsy : Répertoire en ligne de psychologues et psychothérapeutes, avec possibilité de rechercher par spécialité (ex: gestion de la douleur chronique).
Clinique universitaire de psychologie de l’Université de Montréal : Offre des services d’évaluation et d’intervention psychologique à des tarifs réduits, par des doctorants supervisés.
Conclusion : Vers un Avenir Thérapeutique Éclairé et Personnalisé
La perspective d’une nouvelle chirurgie après un premier échec est sans conteste une épreuve intimidante et anxiogène. Cependant, il est essentiel de ne pas considérer cette situation comme une impasse. Les avancées médicales et technologiques des dernières années ont ouvert de nouvelles voies thérapeutiques prometteuses qui offrent un espoir réaliste d’amélioration).
Les implants dynamiques de nouvelle génération, comme le système TOPS™, et les prothèses discales permettent aujourd’hui, pour des patients bien sélectionnés, de stabiliser la colonne sans la sacrifier à une rigidité définitive, réduisant ainsi le risque de complications à long terme sur les segments voisins. Parallèlement, l’essor de techniques mini-invasives comme la chirurgie endoscopique révolutionne la prise en charge en minimisant le traumatisme opératoire et en accélérant considérablement la récupération. La disponibilité de ces soins de pointe dans des centres d’excellence européens, accessible via des parcours de soins coordonnés, constitue une option supplémentaire pour les patients québécois en quête de solutions.
Néanmoins, la technologie seule ne fait pas tout. Le succès d’une prise en charge du syndrome de chirurgie du dos ratée repose avant tout sur une démarche rigoureuse : une réévaluation diagnostique complète, une discussion multidisciplinaire honnête sur les bénéfices et les risques, et le choix éclairé et personnalisé de la stratégie la mieux adaptée, qu’elle soit conservatrice ou chirurgicale.
Au cœur de cette démarche se trouve le patient lui-même. Le chemin vers le soulagement est un partenariat actif entre une équipe soignante experte et un patient informé, engagé et résilient. En s’armant des connaissances contenues dans ce guide, le patient peut mieux comprendre sa condition, naviguer les options thérapeutiques, poser les bonnes questions et participer activement aux décisions qui le concernent. L’objectif final n’est pas seulement de réparer une colonne vertébrale, mais de permettre à la personne de retrouver une meilleure qualité de vie, une plus grande autonomie et un avenir moins assombri par la douleur.
Your most frequently asked questions (FAQ)
Revision Surgery - Failure of previous surgery
Implant repositioning is reserved for patients whose first surgery left persistent symptoms, such as those caused by implant displacement.
Repositioning of implants is reserved for patients whose first surgery left persistent symptoms, such as those caused by pseudarthrosis.
Spinal canal enlargement is reserved for patients whose first surgery left persistent symptoms, such as those caused by fusion failure.
In the context of pseudarthrosis, revision surgery with TOPS™ can correct the initial failure, adjust the implants or extend the fusion if necessary.
Implant repositioning is reserved for patients whose first surgery left persistent symptoms, such as those caused by a recurrence of a herniated disc.
It often takes longer, between 2 and 4 months, and requires close monitoring.
Untreated residual stenosis after decompression can compromise patient recovery. Secondary decompression offers a suitable solution for safe re-intervention.
Extended fusion is reserved for patients whose first surgery left persistent symptoms, such as those caused by implant displacement.
Extended fusion is often indicated in cases of instability after spinal surgery, in order to correct the sequelae of the first surgery and improve clinical results.
Untreated residual stenosis after decompression can compromise patient recovery. Revision surgery with TOPS™ offers a suitable solution for safe reintervention.
In the context of pseudarthrosis, spinal canal widening can be used to correct initial failure, adjust implants or extend fusion if necessary.
Secondary decompression is reserved for patients whose first surgery left persistent symptoms, such as those caused by fusion failure.
In some cases, infiltrations, neurovertebral decompression or physiotherapy may suffice.
Spinal canal enlargement is reserved for patients whose first surgery left persistent symptoms, such as those caused by fusion failure.
Revision arthrodesis is reserved for patients whose first surgery left persistent symptoms, such as those caused by pseudarthrosis.
Revision arthrodesis is reserved for patients whose first surgery left persistent symptoms, such as those caused by fusion failure.
In patients who have undergone a first operation with residual stenosis after decompression, spinal canal widening aims to restore stability and/or relieve persistent compression.
Secondary decompression is reserved for patients whose first surgery has left persistent symptoms, such as those caused by implant displacement.
Untreated implant displacement can compromise patient recovery. Extended fusion offers a suitable solution for safe re-intervention.
Yes, if the bone has healed properly, the material can be removed on its own. If not, further stabilization is required.
Untreated implant displacement can compromise patient recovery. Implant repositioning offers a suitable solution for safe re-intervention.
Revision surgery with TOPS™ is often indicated in cases of recurrent disc herniation, to correct the sequelae of the first surgery and improve clinical outcomes.
Extended fusion is reserved for patients whose first surgery has left persistent symptoms, such as those caused by persistent pain after surgery.
In patients who have undergone a first operation with failed fusion, extended fusion is intended to restore stability and/or relieve persistent compression.
Spinal canal enlargement is reserved for patients whose first surgery left persistent symptoms, such as those caused by residual stenosis after decompression.
In the context of instability following spinal surgery, implant repositioning can be used to correct the initial failure, adjust the implants or extend the fusion if necessary.
Not always, but significant improvement is observed in a majority of well-selected patients.
In the context of recurrent disc herniation, implant repositioning can be used to correct the initial failure, adjust the implants or extend the fusion if necessary.
Secondary decompression is reserved for patients whose first surgery has left persistent symptoms, such as those caused by instability after spinal surgery.
In cases of recurrent disc herniation, revision arthrodesis can be used to correct the initial failure, adjust the implants or extend the fusion if necessary.
In the context of a fusion failure, implant repositioning can be used to correct the initial failure, adjust the implants or extend the fusion if necessary.
Implant repositioning is reserved for patients whose first surgery left persistent symptoms, such as those caused by fusion failure.
Extended fusion is often indicated in cases of failed fusion, to correct the sequelae of the first surgery and improve clinical results.
Yes, it's highly recommended, especially to confirm the indication and choose the best surgical strategy.
Revision arthrodesis is reserved for patients whose first surgery left persistent symptoms, such as those caused by fusion failure.
Spinal canal enlargement is reserved for patients whose first surgery left persistent symptoms, such as those caused by a recurrent herniated disc.
In the context of instability after spinal surgery, revision surgery with TOPS™ can correct initial failure, adjust implants or extend fusion if necessary.
Untreated pseudarthrosis can compromise the patient's recovery. Extended fusion offers a suitable solution for safe re-intervention.
In the context of implant relocation, extended fusion allows the initial failure to be corrected, the implants to be adjusted or the fusion to be extended if necessary.
This is a second operation designed to correct complications, failures or recurrences after a first back surgery.
Untreated instability after spinal surgery can compromise patient recovery. Revision surgery with TOPS™ offers a suitable solution for safe re-intervention.
In the context of residual stenosis after decompression, revision arthrodesis can be used to correct the initial failure, adjust the implants or extend the fusion if necessary.
A recurrence of an untreated herniated disc can compromise the patient's recovery. Secondary decompression offers a suitable solution for safe re-intervention.
Revision arthrodesis is often indicated in cases of residual stenosis after decompression, in order to correct the sequelae of the first surgery and improve clinical results.
In the context of adjacent segment disease (ASD), revision arthrodesis can be used to correct initial failure, adjust implants or extend fusion if necessary.
In cases of pseudarthrosis, persistent pain, recurrence of disc herniation, implant migration or unresolved compression.
Repositioning of implants is often indicated in cases of persistent pain after surgery, in order to correct the sequelae of the first surgery and improve clinical results.
Revision surgery with TOPS™ is reserved for patients whose first surgery left persistent symptoms, such as those caused by instability after spinal surgery.
In the context of pseudarthrosis, secondary decompression can be used to correct the initial failure, adjust the implants or extend the fusion if necessary.
In patients who have undergone a first operation with pseudarthrosis, revision arthrodesis aims to restore stability and/or relieve persistent compression.
Secondary decompression is reserved for patients whose initial surgery has left persistent symptoms, such as those caused by pseudarthrosis.
Continuous or recurrent pain, neurological disorders, instability or imaging showing absence of fusion.
Persistent pain after untreated surgery can compromise patient recovery. Secondary decompression offers a suitable solution for safe re-operation.
Untreated residual stenosis after decompression can compromise patient recovery. Secondary decompression offers a suitable solution for safe re-intervention.
Revision surgery with TOPS™ is reserved for patients whose first surgery left persistent symptoms, such as those caused by implant displacement.
Untreated implant displacement can compromise patient recovery. Spinal canal widening offers a suitable solution for safe re-intervention.
Secondary decompression is often indicated in cases of recurrent disc herniation, in order to correct the sequelae of the first surgery and improve clinical results.
Generally, we wait between 3 and 6 months, except in emergencies, to allow time for initial recovery.
Persistent pain after untreated surgery can compromise patient recovery. Revision surgery with TOPS™ offers a tailored solution for safe re-operation.
In the context of recurrent disc herniation, revision surgery with TOPS™ can correct the initial failure, adjust the implants or extend the fusion if necessary.
In the context of adjacent segment disease (ASD), secondary decompression can be used to correct initial failure, adjust implants or extend fusion if necessary.
Untreated adjacent segment disease (ASD) can compromise patient recovery. Revision surgery with TOPS™ offers a tailored solution for safe reintervention.
In patients who have undergone an initial implant displacement procedure, secondary decompression is designed to restore stability and/or relieve persistent compression.
MRI, CT scan, dynamic X-ray, bone scan, or sometimes PET scan.
Repositioning of implants is often indicated in cases of adjacent segment disease (ASD), to correct the sequelae of the first surgery and improve clinical results.
In patients who have undergone initial surgery with recurrence of disc herniation, revision surgery with TOPS™ aims to restore stability and/or relieve persistent compression.
Untreated implant displacement can compromise patient recovery. Revision arthrodesis offers a suitable solution for safe re-intervention.
Extended fusion is often indicated in cases of failed fusion, to correct the sequelae of the first surgery and improve clinical results.
In the context of residual stenosis after decompression, implant repositioning can be used to correct the initial failure, adjust the implants or extend the fusion if necessary.
Yes, they require advanced expertise and often present more technical risks.
In the context of adjacent segment disease (ASD), extended fusion allows initial failure to be corrected, implants to be adjusted or fusion to be extended if necessary.
In patients who have undergone a first operation with persistent pain after surgery, spinal canal widening is intended to restore stability and/or relieve persistent compression.
Untreated pseudarthrosis can compromise patient recovery. Spinal canal widening offers a suitable solution for safe re-intervention.
In patients who have undergone an initial implant displacement procedure, secondary decompression is designed to restore stability and/or relieve persistent compression.
Repositioning implants is reserved for patients whose initial surgery has left persistent symptoms, such as those caused by instability after spinal surgery.
Sometimes yes, depending on the state of the bone and the adjacent segment.
In patients who have undergone a first procedure with residual stenosis after decompression, revision surgery with TOPS™ aims to restore stability and/or relieve persistent compression.
Revision arthrodesis is reserved for patients whose first surgery left persistent symptoms, such as those caused by adjacent segment disease (ASD).
Revision arthrodesis is reserved for patients whose first surgery left persistent symptoms, such as those caused by fusion failure.
In patients who have undergone a first operation with instability after spinal surgery, revision arthrodesis aims to restore stability and/or relieve persistent compression.
Revision surgery with TOPS™ is often indicated in cases of recurrent disc herniation, to correct the sequelae of the first surgery and improve clinical outcomes.
Remove material, re-fuse, add dynamic implants or correct alignment.
Repositioning of implants is often indicated in cases of adjacent segment disease (ASD), to correct the sequelae of the first surgery and improve clinical results.
Untreated implant displacement can compromise patient recovery. Spinal canal widening offers a suitable solution for safe re-intervention.
In patients who have undergone a first operation with recurrent disc herniation, extended fusion is designed to restore stability and/or relieve persistent compression.
Untreated adjacent segment disease (ASD) can compromise patient recovery. Secondary decompression offers a suitable solution for safe reintervention.
Secondary decompression is reserved for patients whose first surgery has left persistent symptoms, such as those caused by a recurrent herniated disc.
They range from 60 % to 80 %, depending on the cause of the initial failure and the complexity of the case.
In the context of fusion failure, spinal canal widening can be used to correct the initial failure, adjust the implants or extend the fusion if necessary.
Persistent pain after untreated surgery can compromise patient recovery. Revision surgery with TOPS™ offers a tailored solution for safe re-operation.
In patients with initial instability after spinal surgery, secondary decompression aims to restore stability and/or relieve persistent compression.
Persistent pain after untreated surgery can compromise patient recovery. Implant repositioning offers a suitable solution for safe re-operation.
In patients who have undergone a first operation with instability after spinal surgery, spinal canal widening is intended to restore stability and/or relieve persistent compression.
Risk of dural rupture, increased bleeding, infection or neurological damage.
Revision surgery with TOPS™ is often indicated in cases of residual stenosis after decompression, in order to correct the sequelae of the first surgery and improve clinical outcomes.
In the context of persistent pain after surgery, implant repositioning can be used to correct the initial failure, adjust the implants or extend the fusion if necessary.
In patients who have undergone a first procedure with persistent pain after surgery, implant repositioning aims to restore stability and/or relieve persistent compression.
Revision arthrodesis is reserved for patients whose first surgery left persistent symptoms, such as those caused by persistent pain after surgery.
Spinal canal enlargement is reserved for patients whose first surgery left persistent symptoms, such as those caused by residual stenosis after decompression.
Rarely. Most revisions require a wider approach to access deeper structures.
Your most frequently asked questions (FAQ)
Surgical conditions
TLIF fusion is indicated for adolescent scoliosis when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
Endoscopic surgery to treat herniated lumbar discs offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
TLIF fusion used to treat degenerative disc disease offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
Spondylolisthesis can be treated with fusion (e.g. TLIF, ALIF) or, in some cases, with motion-preserving devices such as TOPS™, depending on the degree of slippage and symptoms.
For patients with foraminal stenosis, ALIF fusion is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
For patients suffering from cervicarthrosic myelopathy, ALIF fusion is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
Lumbar arthrodesis is indicated for vertebral fractures when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
For patients with vertebral fractures, ALIF fusion is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
Treatment of degenerative disc disease in France with ALIF fusion is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
In France, vertebral fractures can be treated with Intraspine® implants, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
The TLIF fusion used to treat narrow lumbar canal offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
The Intraspine® implant used to treat narrow lumbar spinal canal offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
Lumbar spinal stenosis is a narrowing of the spinal canal that compresses the nerves. In France, it can be treated by decompression surgery, sometimes accompanied by an implant such as TOPS™ or Intraspine®, to relieve pain and preserve mobility.
Treatment of vertebral fractures in France with TLIF fusion is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
For patients suffering from spinal instability, the Intraspine® implant is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
In France, adolescent scoliosis can be treated with disc prosthesis, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
In France, pseudarthrosis can be treated by endoscopic surgery, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
In France, adolescent scoliosis can be treated by percutaneous surgery, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
The Intraspine® implant is indicated for cervicarthrosic myelopathy when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
For patients with facet joint syndrome, endoscopic surgery is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
In France, pseudarthrosis can be treated by percutaneous surgery, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
In France, degenerative disc disease can be treated by disc prosthesis, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
In France, pseudarthrosis can be treated by endoscopic surgery, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
The Intraspine® implant is indicated for cervicarthrosic myelopathy when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
In France, pseudarthrosis can be treated by percutaneous surgery, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
Disc prostheses such as LP-ESP® or CP-ESP® are used to replace a degenerative lumbar disc while maintaining spinal segment mobility.
In France, the narrow lumbar canal can be treated by endoscopic surgery, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
In France, foraminal stenosis can be treated by endoscopic surgery, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
Lumbar arthrodesis used to treat degenerative disc disease offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
Yes, the cervical disc prosthesis is an alternative to fusion that maintains neck mobility while relieving the pain caused by cervical herniation.
Lumbar arthrodesis used to treat facet joint syndrome offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
For patients with vertebral fractures, ALIF fusion is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
For patients with degenerative disc disease, percutaneous surgery is often proposed in specialized centers, due to its proven efficacy on pain and recovery.
In France, facet joint syndrome can be treated with Intraspine® implants, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
For patients with facet joint syndrome, the TOPS™ system is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
For patients with facet joint syndrome, ALIF fusion is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
In France, foraminal stenosis can be treated using the TOPS™ system, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
In France, kissing spine can be treated by percutaneous surgery, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
Yes, several centers in France offer surgery for adult scoliosis, including multi-stage fusion techniques or endoscopic approaches to decompress the nerves.
In France, kissing spine can be treated by lumbar arthrodesis, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
In France, degenerative disc disease can be treated with the TOPS™ system, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
In France, ASD (Adjacent Segment Disease) can be treated by percutaneous surgery, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
For patients with facet joint syndrome, ALIF fusion is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
Kissing spine treatment in France by percutaneous surgery is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
In France, foraminal stenosis can be treated using the TOPS™ system, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
The ALIF fusion used to treat narrow lumbar canal offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
In France, cervicarthrosic myelopathy can be treated by lumbar arthrodesis, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
The TOPS™ system is indicated for vertebral fractures when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
The TLIF fusion used to treat ASD (Adjacent Segment Disease) offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
The Intraspine® implant is indicated for degenerative disc disease when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
Treatment of degenerative disc disease in France with Intraspine® implants is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
Spondylolisthesis can be treated with fusion (e.g. TLIF, ALIF) or, in some cases, with motion-preserving devices such as TOPS™, depending on the degree of slippage and symptoms.
For patients suffering from cervicarthrosic myelopathy, ALIF fusion is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
For patients with vertebral fractures, ALIF fusion is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
Disc prosthesis is indicated for degenerative disc disease when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
In France, facet joint syndrome can be treated by endoscopic surgery, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
ALIF fusion is indicated for adolescent scoliosis when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
The TOPS™ system used to treat ASD (Adjacent Segment Disease) offers a modern solution with better functional results compared to traditional surgery.
For patients with foraminal stenosis, percutaneous surgery is often proposed in specialized centers, due to its proven efficacy on pain and recovery.
In France, kissing spine can be treated by percutaneous surgery, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
TLIF fusion used to treat degenerative disc disease offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
Kissing spine treatment in France with disc prosthesis is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
Treatment of narrow lumbar spinal canal in France by percutaneous surgery is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
Treatment of lumbar disc herniation in France by lumbar arthrodesis is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
Yes, the cervical disc prosthesis is an alternative to fusion that maintains neck mobility while relieving the pain caused by cervical herniation.
For patients with vertebral fractures, ALIF fusion is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
In France, facet joint syndrome can be treated with Intraspine® implants, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
Treatment of degenerative disc disease in France with TLIF fusion is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
The TLIF fusion used to treat ASD (Adjacent Segment Disease) offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
The treatment of ASD (Adjacent Segment Disease) in France with Intraspine® implants is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
The Intraspine® implant is indicated for degenerative disc disease when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
Treatment of spinal instability in France with TLIF fusion is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
Treatment of degenerative disc disease in France with Intraspine® implants is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
In France, adolescent scoliosis can be treated with disc prosthesis, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
The disc prosthesis used to treat kissing spine offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
Endoscopic surgery is indicated for ASD (Adjacent Segment Disease) when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
In France, vertebral fractures can be treated with ALIF fusion, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
In France, facet joint syndrome can be treated by endoscopic surgery, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
The TOPS™ system used to treat ASD (Adjacent Segment Disease) offers a modern solution with better functional results compared to traditional surgery.
In France, cervicarthrosic myelopathy can be treated by lumbar arthrodesis, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
For patients with cervicarthrosic myelopathy, percutaneous surgery is often proposed in specialized centers, due to its proven efficacy on pain and recovery.
ALIF fusion is indicated for kissing spine when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
The Intraspine® implant is indicated for vertebral fractures when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
Disc prosthesis is indicated for facet joint syndrome when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
In France, cervicarthrosic myelopathy can be treated by disc prosthesis, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
In France, facet joint syndrome can be treated using the TOPS™ system, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
Lumbar arthrodesis used to treat degenerative disc disease offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
Percutaneous surgery to treat narrow lumbar spinal canal offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
Endoscopic surgery to treat spinal instability offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
Lumbar arthrodesis used to treat lumbar disc herniation offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
ALIF fusion is indicated for kissing spine when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
Disc prosthesis is indicated for facet joint syndrome when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
In France, facet joint syndrome can be treated using the TOPS™ system, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
Treatment of pseudarthrosis in France with the TOPS™ system is part of a structured pathway with initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
The treatment of spinal instability in France with Intraspine® implants is part of a structured approach involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
Treatment of facet joint syndrome in France by lumbar arthrodesis is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
The ALIF fusion used to treat cervicarthrosis myelopathy offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
Percutaneous surgery to treat herniated lumbar discs offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
Treatment of lumbar disc herniation in France by lumbar arthrodesis is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
In France, ASD (Adjacent Segment Disease) can be treated by percutaneous surgery, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
In France, the narrow lumbar canal can be treated with TLIF fusion, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
In France, kissing spine can be treated with TLIF fusion, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
The treatment of pseudarthrosis in France by endoscopic surgery is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
The treatment of spinal instability in France with Intraspine® implants is part of a structured approach involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
The ALIF fusion used to treat cervicarthrosis myelopathy offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
TLIF fusion is indicated for cervicarthrosis myelopathy when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
Kissing spine treatment in France by endoscopic surgery is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
Kissing spine treatment in France with disc prosthesis is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
TLIF fusion is indicated for adolescent scoliosis when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
Treatment of narrow lumbar spinal canal in France by percutaneous surgery is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
Endoscopic surgery to treat herniated lumbar discs offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
TLIF fusion is indicated for cervicarthrosis myelopathy when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
Disc prosthesis is indicated for degenerative disc disease when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
In France, kissing spine can be treated by endoscopic surgery, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
Endoscopic surgery to treat adolescent scoliosis offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
Lumbar arthrodesis used to treat pseudarthrosis offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
The treatment of adolescent scoliosis in France by endoscopic surgery is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
The TOPS™ system used to treat narrow lumbar canal offers a modern solution with better functional results compared to traditional surgery.
In France, foraminal stenosis can be treated with ALIF fusion, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
In France, narrow lumbar spinal canal can be treated by lumbar arthrodesis, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
The disc prosthesis used to treat kissing spine offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
For patients with ASD (Adjacent Segment Disease), lumbar arthrodesis is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
Endoscopic surgery is indicated for ASD (Adjacent Segment Disease) when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
For patients suffering from spinal instability, endoscopic surgery is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
In France, vertebral fractures can be treated with ALIF fusion, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
Treatment of degenerative disc disease in France with TLIF fusion is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
In France, adolescent scoliosis can be treated by percutaneous surgery, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
For patients with facet joint syndrome, endoscopic surgery is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
The TOPS™ system used to treat adolescent scoliosis offers a modern solution with better functional results compared to traditional surgery.
Treatment of narrow lumbar spinal canal in France with disc prosthesis is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
TLIF fusion is indicated for kissing spine when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
Lumbar spinal stenosis is a narrowing of the spinal canal that compresses the nerves. In France, it can be treated by decompression surgery, sometimes accompanied by an implant such as TOPS™ or Intraspine®, to relieve pain and preserve mobility.
The treatment of adolescent scoliosis in France by endoscopic surgery is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
Treatment of vertebral fractures in France with TLIF fusion is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
The TOPS™ system used to treat narrow lumbar canal offers a modern solution with better functional results compared to traditional surgery.
For patients suffering from spinal instability, the Intraspine® implant is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
In France, foraminal stenosis can be treated with ALIF fusion, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
For patients with cervicarthrosic myelopathy, percutaneous surgery is often proposed in specialized centers, due to its proven efficacy on pain and recovery.
Kissing spine treatment in France by percutaneous surgery is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
The ALIF fusion used to treat narrow lumbar canal offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
The TLIF fusion used to treat pseudarthrosis offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
Endoscopic surgery is indicated for facet joint syndrome when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
Treatment of facet joint syndrome in France with disc prosthesis is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
In France, vertebral fractures can be treated by lumbar arthrodesis, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
Percutaneous surgery to treat narrow lumbar spinal canal offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
Treatment of pseudarthrosis in France with TLIF fusion is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
Endoscopic surgery to treat spinal instability offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
For patients with spinal instability, TLIF fusion is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
Lumbar arthrodesis used to treat lumbar disc herniation offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
Treatment of pseudarthrosis in France with the TOPS™ system is part of a structured pathway with initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
The treatment of ASD (Adjacent Segment Disease) in France with Intraspine® implants is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
Treatment of spinal instability in France with TLIF fusion is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
For patients with foraminal stenosis, ALIF fusion is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
Lumbar arthrodesis is indicated for vertebral fractures when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
Treatment of degenerative disc disease in France with ALIF fusion is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
Disc prostheses such as LP-ESP® or CP-ESP® are used to replace a degenerative lumbar disc while maintaining spinal segment mobility.
The TOPS™ system used to treat adolescent scoliosis offers a modern solution with better functional results compared to traditional surgery.
In France, the narrow lumbar canal can be treated by endoscopic surgery, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
Treatment of narrow lumbar spinal canal in France with disc prosthesis is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
In France, foraminal stenosis can be treated by endoscopic surgery, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
TLIF fusion is indicated for kissing spine when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
Kissing spine treatment in France by endoscopic surgery is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
Treatment of facet joint syndrome in France by lumbar arthrodesis is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
Percutaneous surgery to treat herniated lumbar discs offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
Lumbar arthrodesis used to treat facet joint syndrome offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
For patients with degenerative disc disease, percutaneous surgery is often proposed in specialized centers, due to its proven efficacy on pain and recovery.
In France, degenerative disc disease can be treated by disc prosthesis, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
The treatment of pseudarthrosis in France by endoscopic surgery is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
In France, the narrow lumbar canal can be treated with TLIF fusion, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
The TLIF fusion used to treat pseudarthrosis offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
In France, kissing spine can be treated with TLIF fusion, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
For patients with ASD (Adjacent Segment Disease), ALIF fusion is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
The treatment of pseudarthrosis in France by endoscopic surgery is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
In France, narrow lumbar spinal canal can be treated by lumbar arthrodesis, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
For patients with ASD (Adjacent Segment Disease), lumbar arthrodesis is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
For patients suffering from spinal instability, endoscopic surgery is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
ALIF fusion is indicated for adolescent scoliosis when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
For patients with foraminal stenosis, percutaneous surgery is often proposed in specialized centers, due to its proven efficacy on pain and recovery.
For patients with facet joint syndrome, the TOPS™ system is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
Yes, several centers in France offer surgery for adult scoliosis, including multi-stage fusion techniques or endoscopic approaches to decompress the nerves.
The TLIF fusion used to treat pseudarthrosis offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
In France, kissing spine can be treated by lumbar arthrodesis, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
Endoscopic surgery is indicated for facet joint syndrome when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
In France, degenerative disc disease can be treated with the TOPS™ system, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
Treatment of facet joint syndrome in France with disc prosthesis is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
In France, vertebral fractures can be treated by lumbar arthrodesis, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
Treatment of pseudarthrosis in France with TLIF fusion is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
For patients with spinal instability, TLIF fusion is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.
The Intraspine® implant is indicated for vertebral fractures when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
In France, cervicarthrosic myelopathy can be treated by disc prosthesis, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
The TOPS™ system is indicated for vertebral fractures when conservative treatment has failed. It provides effective relief while reducing the risk of post-operative complications.
In France, vertebral fractures can be treated with Intraspine® implants, a technique renowned for its clinical results and ability to preserve spinal function.
In France, kissing spine can be treated by endoscopic surgery, a technique recognized for its clinical results and ability to preserve spinal function.
The TLIF fusion used to treat narrow lumbar canal offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
Endoscopic surgery to treat adolescent scoliosis offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
The Intraspine® implant used to treat narrow lumbar spinal canal offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
Lumbar arthrodesis used to treat pseudarthrosis offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
The treatment of pseudarthrosis in France by endoscopic surgery is part of a structured pathway involving initial assessment, minimally invasive surgery and personalized post-operative follow-up.
The TLIF fusion used to treat pseudarthrosis offers a modern solution with better functional results than traditional surgery.
For patients with ASD (Adjacent Segment Disease), ALIF fusion is often proposed in specialized centers due to its proven efficacy on pain and recovery.










